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Cycle menstruel et ménopause.

Cycle menstruel et ménopause :
Cycle menstruel court, long ou irrégulier. La vie d’une femme, de la puberté à la ménopause, est rythmée par ses cycles hormonaux et donc ses règles.

ménopause et cycle

Le cycle menstruel :
Le mot menstruation vient du latin mensis "mois" (et du grec mene, "la une"), c’est donc peut-être cette étymologie qui a conduit à comparer les cycles menstruels aux cycles lunaires.

Le début d’un cycle :
Il est marqué par le premier jour des règles et se termine le premier jour des règles suivantes. Il est composé de quatre phases :
La phase folliculaire: Production importante d’œstrogènes et épaississement de la muqueuse utérine.
La phase d’ovulation : Un ovule arrivé à maturité, situé dans l’un des ovaires, est expulsé, et se déplace alors dans l’une des trompes de Fallope, jusqu’au corps de l'utérus.
La phase progestative : Sécrétion de progestérone, et préparation de l’utérus à recevoir l’ovule. Si l’ovule n’est pas fécondé, il finira par disparaitre et le surplus de muqueuse utérine sera évacué : ce sont les règles.

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Le cycle :
Il dure assez souvent 28 jours, mais peut varier d'une femme à l'autre, et ou cours de la vie d'une femme. Parfois plus court, le cycle dure 21-22 jours...parfois beaucoup plus long jusqu'à 34-35 jours.

Les règles sont le signe de l’activité génitale chez la femme. Elles apparaissent à la puberté et disparaissent à la ménopause.
Les règles sont régulières, elles se manifestent en général tous les 28 jours. Elles durent environ 4 à 5 jours.
Il faut savoir que le premier jour des règles correspond au premier jour du cycle.
Les règles correspondent à l’expulsion de la muqueuse utérine et sont représentées par un écoulement de sang par le vagin.

Les règles c'est quoi ?
À la fin de chaque cycle, l’utérus se débarrasse de la couche superficielle de sa muqueuse (endomètre) qui, n’ayant pas accueilli d’ovule fécondé, provoque un écoulement sanguin qui dure généralement 3 à 7 jours selon les femmes.
Et chaque mois, l’utérus prépare une nouvelle muqueuse pouvant accueillir un ovule fécondé (grossesse)...ou non (règles).

Règles douloureuses :
Les règles douloureuses constituent probablement un des troubles gynécologiques les plus fréquents. 50 à 80 % des femmes souffriraient de douleurs, nausées, sensations de malaise au moment des règles. Et au moins 15 % souffriraient de ce que l’on appelle des dysménorrhées sévères. Des dysménorrhées handicapantes et entraînant des arrêts de travail et un absentéisme scolaire.
Ces douleurs de règles ne sont pas toujours prises assez au sérieux et on les considère encore, à tort, comme une fatalité.

Les causes:
Il existe, en fait, deux sortes de dysménorrhées. Les dysménorrhées primaires et les dysménorrhées secondaires. Les premières touchent les adolescentes et les jeunes filles et les causes en sont mal connues. Les autres apparaissent plus tardivement dans la vie, après une période de règles normales, et répondent généralement à une maladie gynécologique

Les premières règles :
Elles apparaissent avec la puberté, généralement entre 10 et 16 ans. En France, l’âge moyen est de 13 ans. Les règles traduisent la présence d’un cycle d’ovulation et donc la capacité à procréer. Autrement dit, pas d’ovulation, pas de règles. C’est ce qui arrive lors de la ménopause, ou encore si la pilule contraceptive est prise sans interruption.

Les règles qui surviennent entre deux plaquettes de pilule sont artificielles, elles sont dues à la chute subite du taux d’hormones, provoquée par l'arrêt de la prise de la pilule.

Retard des règles :
Absence de règles. Il faut toujours penser à une grossesse possible devant l’absence de règles :
L’absence des règles (aménorrhée) peut avoir diverses origines, dont la principale est une éventuelle grossesse.
Mais il peut y avoir d’autres causes d’aménorrhée :
- Anomalie de la muqueuse utérine
- Traumatisme ou choc psychologique
- Anorexie.
- Trouble hormonal...
-Dans tous les cas, il est important de consulter un médecin si l’aménorrhée est persistante.

Ces douleurs apparaissent lors des toutes premières règles :
Les symptômes peuvent en être très violents, avec des crampes dans le bas du dos et l’intérieur des cuisses, avec des nausées, des vomissements, des diarrhées, des maux de têtes et des vertiges.
On en connaît encore mal la cause. On sait qu’il existe des familles "à règles douloureuses". La génétique est peut-être en cause, mais ce n’est pas démontré. Les gynécologues évoquent aussi la possibilité d’un col de l’utérus insuffisamment ouvert. Le flux menstruel aurait mécaniquement des difficultés à s’évacuer. Le col, trop résistant, provoquerait les douleurs et le malaise. Une théorie appuyée sur le fait que ces dysménorrhées primaires, disparaissent, la plupart du temps, après le premier accouchement. Le gynécologue devra donc rassurer sa jeune patiente : cela disparaît avec le temps et avec le premier bébé.

Les traitements :
Après avoir fait pratiquer un examen, pour éliminer toute pathologie pelvienne, pouvant être la cause de ces douleurs, le médecin pourra vous prescrire un traitement.
Des antalgiques (paracétamol…). Ils ne sont pas très efficaces en cas de douleurs et de malaise intense.
Des anti-inflammatoires. C’est ce qui marche le mieux. En effet, les dysménorrhées primaires sont liées à la libération de prostaglandines (une molécule qui servirait de médiateur cellulaire, au cours de certains processus, comme les contractions utérines ou les réactions inflammatoires). Les anti-prostaglandines sont donc efficaces. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont la faculté d’entraver la formation des prostaglandines (ibuprofène…). A condition que la jeune fille puisse les supporter. Ils entraînent parfois des douleurs à l'estomac.

Chez les adolescente et les jeunes filles :
Chez la jeune fille, les troubles des règles sont variables: elles peuvent être douloureuses, abondantes,irrégulières, ces phénomènes cèdent souvent avec le temps mais il est possible de leur proposer la pilule pendant quelques mois pour régulariser les cycles et diminuer les douleurs abdominales.
Quelquefois, la puberté ne se fait pas, les règles n’apparaissent pas; il est nécessaire de procéder à des examens complémentaires pour en rechercher la cause. On parle d’aménorrhée primaire.
Il arrive que des jeunes filles très sportives, qui pratique le sport de haut niveau, par exemple en classe de sport-études, deviennent pubères tardivement avec des règles qui apparaissent pour la première fois plus tard que la population générale.

La pilule :
La pilule contraceptive provoquant des cycles artificiels, des règles moins abondantes, peut être un très bon traitement pour les jeunes filles. Le contraceptif oral empêche l’ovulation, mais réduit également la production de prostaglandines. Il est même possible de prendre une pilule contraceptive en continu, ce qui évite, purement et simplement, d’avoir ses règles. Le médecin saura prescrire la pilule la mieux adaptée à l’adolescente.

La pilule et les saignements :
Certaines pilules chez certaines jeunes filles et femme entraînent souvent des saignements entre les règles qu’on appelle spotting, ils sont dus à une insuffisance hormonale ; le médecin peut proposer une autre pilule, dosée différemment en hormones.
De plus, à la fin d’une plaquette (pour les pilules prises pendant 21 jours), il apparaît un saignement, ce ne sont pas des vraies règles, les médecins parlent plutôt d’hémorragie de privation (d’hormones) due à l’arrêt de la pilule.

Chez les femmes adultes :
Ils peuvent aussi être dus à des troubles hormonaux; si ces troubles sont chroniques, peu gênants, la femme s’en accommode, elle peut aussi prendre la pilule ou un autre traitement hormonal pour régulariser les cycles.
Lorsqu’une femme avait jusque là des cycles normaux et que brutalement, tout se dérègle, il faut en rechercher des raisons hormonales : une grossesse quand apparaît une aménorrhée, une ménopause précoce si la femme est encore jeune, où les règles s’arrêtent aussi.
Il faut aussi penser à une grossesse extra-utérine où les règles peuvent ne plus avoir les caractéristiques habituelles, où des saignements peuvent apparaître à tout moment, sans rapport avec un cycle puisqu’il n’y en a plus.
Devant des règles douloureuses, il faut aussi penser parfois à une endométriose. L’endométriose correspond à l’emplacement anormal de muqueuse utérine, par exemple dans la cavité abdominale celle-ci ne peut pas être évacuée au moment des règles et provoque des douleurs.

Chez les femmes plus âgées :
Les dysménorrhées secondaires doivent toujours être prises au sérieux. Elles apparaissent à tout âge après une période de règles normales. Elles peuvent être liées à une maladie gynécologique.
Ces douleurs peuvent avoir pour cause une endométriose (la paroi qui recouvre l’intérieur de l’utérus se balade et se retrouve dans d’autres endroits de l’abdomen, provoquant des douleurs cycliques).
Il peut également s’agir d’un fibrome (une tumeur bénigne du muscle utérin, très fréquente, qui atteint une femme sur deux après 40 ans). Les causes de ces dysménorrhées secondaires peuvent provenir également de polypes, ou d’une infection.

Les solutions :
Le traitement de ces dysménorrhées secondaires, consistera à traiter la cause, c’est à dire la pathologie responsable des douleurs. Le médecin devra donc procéder à un examen approfondi pour découvrir la maladie responsable.
Lorsque des dysménorrhées apparaissent après 25 ou 30 ans, il faut absolument aller consulter un médecin généraliste ou un gynécologue. Toute automédication est alors à proscrire.

Evitez le stress
Rien ne montre que des causes d’ordre psychologique, puissent être la l’origine des dysménorrhées. Cependant, on sait que le stress est un facteur aggravant. En effet, les hormones du stress (adrénaline et cortisol) entraînent la production de prostaglandines pro-inflammatoires. On peut alors recommander des méthodes de relaxation, comme la massothérapie ou le yoga.

Conseils pour diminuer les douleurs :
Ce sont des méthodes de grand-mère. Elles ne remplacent pas les effets d’un traitement médicamenteux ou contraceptif, mais elles peuvent aider à passer les moments les plus désagréables.
- Placer une bouillotte sur le ventre ou sur le dos.
- Prendre un bain ou une douche chaude.
- Faire de l’exercice, des étirements, de la marche.
- Tenter d’éviter les situations stressantes lorsque les règles approchent.

Saignements anormaux :
Toute anomalie des règles ou des saignements doivent nécessiter l'avis d'un médecin. Des règles très abondantes risquent d'entraîner une anémie plus ou moins importante (avec une fatigue). La survenue de saignements en dehors des règles peut avoir des origines très diverses: parfois liés à la prise de la pilule, parfois en rapport avec une inflammation du col, du vagin, une infection, une tumeur... nécessitant un avis médical.

Règles et vie quotidienne :
Les rapports sexuels sont possibles pendant les règles, même si de nombreuses femmes ne se sentent pas très à l’aise durant cette période.
De même pour le sport, qui peut être pratiqué pendant les menstruations. Là encore, certaines femmes ne seront pas à l’aise ou souffriront de douleurs les empêchant de pratiquer aisément une activité.

Les différentes formes de protection hygiénique :
- Les serviettes, elles peuvent être utilisées durant les premières années de règles pour les jeunes filles qui ne sont pas encore à l’aise avec les tampons, ou en début et fin de menstruation, lorsque le flux est peu abondant.
- Il en existe aujourd’hui de toutes les tailles, des plus discrètes aux plus absorbantes.
- Les tampons : ils se placent dans le vagin, et contrairement à certaines idées reçues, l’utilisation d’un tampon ne provoque pas une perte de virginité car il ne déchire pas l’hymen.
- Pour une première utilisation ou pour plus d’informations, il est important de lire la notice contenue dans chaque boîte de tampons.
- La coupe menstruelle : plus rare, cet objet en silicone se place manuellement dans le vagin et recueille le sang des menstruations. Il est en particulier prisé par les utilisatrices soucieuses de l’écologie.

Hygiène pendant les règles :
Une hygiène parfaite est impérative pendant les règles car elle permet non seulement de rester propre et d’éviter des odeurs désagréables, mais protège aussi des infections.

Voici donc quelques conseils à suivre durant la période des règles :
- Se laver quotidiennement avec un savon intime ou un savon doux, sans aller trop en profondeur dans le vagin pour ne pas altérer la flore vaginale. Bien se rincer, et surtout se sécher correctement.
- Changer régulièrement sa protection hygiénique, serviette ou tampon, toutes les 4 heures environ. Un tampon gardé trop longtemps peut en effet être à l’origine d’infections vaginales.
- Il est important de se laver correctement les mains, avant et après changement de protection hygiénique. Jeter les tampons ou serviettes usagées dans une poubelle et non pas dans les toilettes.

Règle et ménopause.

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